Répression sévère contre #虚拟货币 , pourquoi laisser passer les actifs tokenisés ?

Hier, les autorités réglementaires chinoises ont publié deux documents de réglementation, le premier est une coopération renforcée des huit ministères pour la réglementation des monnaies virtuelles, le second est un document de la Commission de réglementation des valeurs mobilières concernant la réglementation des tokens adossés à des actifs émis à l'étranger.

Ces deux documents semblent contradictoires, mais la logique est en réalité très claire : répression des "monnaies", libération des "actifs".

Le document des huit ministères cible les monnaies virtuelles et les stablecoins, l'essentiel étant de prévenir la spéculation, la fuite des capitaux et les risques de souveraineté monétaire, d'où la poursuite d'une pression élevée, voire une expansion du champ d'action.

La Commission de réglementation des valeurs mobilières permet en revanche l'émission de tokens adossés à des actifs à l'étranger, qui sont en réalité des produits de titrisation soutenus par un flux de trésorerie réel, et non pas des monnaies émises à partir de rien, et encore moins des outils de spéculation. La condition préalable est l'enregistrement, la divulgation et la conformité, le tout dans le cadre d'un cadre réglementaire.

Pourquoi ouvrir cette voie ?

Il y a trois points clés dans la logique :

Premièrement, c'est "la titrisation des actifs sur la blockchain", ce n'est pas "libéraliser les monnaies virtuelles".

Les régulateurs sont très clairs, le monde entier pousse vers les RWA, l'essence étant de faire en sorte que les actifs en dollars aspirent la liquidité mondiale via la blockchain. Dès lors, les actifs chinois peuvent également utiliser des outils basés sur la chaîne pour obtenir des fonds étrangers, à condition que cela soit contrôlable, enregistrable et traçable. Cela est complètement différent des stablecoins, qui impliquent un remplacement monétaire, tandis que les tokens ABS ne sont qu'un outil de financement.

Deuxièmement, c'est une extension de l'activation des actifs existants.

La Chine a toujours promu les REITs, les ABS et la titrisation des infrastructures, dont l'essence est "faire en sorte que les flux de trésorerie futurs se réalisent à l'avance". Si l'on peut émettre des tokens de valeurs mobilières à l'étranger, cela pourrait attirer la liquidité mondiale, réduire les coûts d'émission et améliorer l'efficacité des transactions, alors cela ne serait qu'une mise à niveau technique de la titrisation traditionnelle, et non une reconstruction de l'ordre financier.

Troisièmement, c'est une réglementation précise par étapes, et non une ouverture totale.

Au regard des conditions telles que le système d'enregistrement, la divulgation d'informations et les restrictions sur les devises étrangères, l'échelle ne sera pas trop grande à court terme, ressemblant davantage à une fenêtre contrôlée.

L'attitude des régulateurs est très claire : la spéculation illégale sera fermement réprimée, et le financement conforme fera l'objet d'expérimentations modérées.

Ainsi, l'affirmation selon laquelle "la flambée du Bitcoin est due à la libéralisation par la Chine des RWA pour émettre des monnaies" est en réalité une interprétation excessive des émotions du marché. La Chine n'a pas libéralisé les monnaies virtuelles, ni les stablecoins, elle a seulement permis, dans le cadre d'une réglementation stricte, d'exprimer la titrisation de certains actifs réels sur la chaîne.