Binance licencie des salariĂ©s enquĂȘtant sur des milliards de dollars de transactions illĂ©gales

La plateforme de cryptomonnaies nie avoir renvoyĂ© des cadres qui ont donnĂ© des preuves de transferts d’un montant total de plus de 1 milliard de dollars vers l’Iran et les rebelles houthistes, en violation des sanctions amĂ©ricaines. L’affaire pose de nombreuses questions sur les mĂ©thodes de Binance, dont le PDG a Ă©tĂ© graciĂ© par Donald Trump en octobre.

Prenez la principale plateforme de cryptomonnaies dans le monde. Ajoutez-y un patron embastillĂ© pour blanchiment puis graciĂ© par le prĂ©sident amĂ©ricain. Lisez l’enquĂȘte de Fortune, publiĂ©e le 13 fĂ©vrier, qui rĂ©vĂšle que des enquĂȘteurs ont Ă©tĂ© licenciĂ©s par Binance aprĂšs qu’ils ont dĂ©couvert des transactions suspectes avec l’Iran. Agitez le tout et rajoutez les investigations du Wall Street Journal et du New York Times en ce dĂ©but de semaine pour obtenir les ingrĂ©dients d’une affaire rocambolesque.

En 2023, Binance avait reconnu sa culpabilitĂ© dans une affaire mĂȘlant blanchiment, infraction et violation des sanctions contre l’Iran, et “acceptĂ© de payer 4,3 milliards de dollars [3,6 milliards d’euros], l’une des plus grosses amendes jamais infligĂ©es Ă  une entreprise dans l’histoire des États-Unis”, rappelle Fortune. Son fondateur Changpeng “CZ” Zhao avait Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  quatre mois de prison, avait dĂ©missionnĂ© de son poste de PDG et la plateforme “avait acceptĂ© de se placer sous la surveillance des autoritĂ©s amĂ©ricaines”.