Une startup dans le domaine des photoniques siliconées soutenue par Bill Gates affirme avoir développé des transistors photoniques des milliers de fois plus petits que la technologie actuelle, permettant de fabriquer une puce d'intelligence artificielle capable d'améliorer considérablement les performances de calcul tout en maintenant la consommation d'énergie sous contrôle.
L'entreprise est située à Austin, Texas, et s'appelle Neurophos, et a annoncé que sa nouvelle unité de traitement photonique est capable de gérer des matrices de multiplication de taille 1000 × 1000 sur un seul capteur photonique.
L'entreprise prétend que la conception offre des performances approchant 10 fois celles du système Nvidia Vera Rubin NVL72 le plus récent dans des tâches d'intelligence artificielle de faible précision, avec une consommation d'énergie similaire.
L'approche se concentre sur la réduction de la taille des transistors optiques d'environ 10 000 fois par rapport aux composants produits par les usines d'optique en silicium actuelles. Selon l'entreprise, les transistors optiques actuels sont trop grands pour soutenir le calcul intensif, ce qui limite leur capacité à concurrencer les puces numériques traditionnelles.
Neurophos a expliqué que son accélérateur de première génération, nommé Tulkas T100, contient l'équivalent d'un noyau tensoriel optique sur une puce d'environ 25 mm². Bien que ce soit un nombre beaucoup plus faible de cœurs par rapport aux processeurs d'intelligence artificielle de pointe, l'entreprise affirme que la taille de la matrice beaucoup plus grande et la fréquence de fonctionnement plus élevée compensent cette différence.
Le Tulkas T100 est conçu pour fonctionner à une fréquence de 56 GHz, bien supérieure aux fréquences d'horloge typiques des unités centrales et graphiques modernes. Une fréquence plus élevée avec un traitement photonique vise à accélérer les opérations de produit matriciel qui forment le cœur des tâches d'intelligence artificielle.
La startup est soutenue par le fonds Gates Frontier de Bill Gates, et positionne sa technologie comme une alternative potentielle aux centres de données d'intelligence artificielle qui font face à des contraintes croissantes en matière d'énergie et d'expansion à mesure que la demande de puissance de calcul augmente.
### Informations supplémentaires sur les allégations principales
- Réduction des transistors optiques d'environ 10 000 fois par rapport aux composants courants dans les usines d'optique en silicium actuelles.
- L'unité de traitement optique est capable de traiter des matrices de produits 1000 × 1000 sur un seul capteur photonique.
- Performances atteignant environ 10 fois celles du système Nvidia Vera Rubin NVL72 dans des tâches de faible précision (comme FP4/INT4), avec une consommation d'énergie similaire.
- Fréquence de fonctionnement de 56 GHz pour le Tulkas T100, dépassant de loin les fréquences des processeurs traditionnels.
- Taille de la puce d'environ 25 mm² pour un noyau tensoriel optique unique, avec un accent sur l'efficacité dans les opérations de grandes matrices.
Ces allégations interviennent dans le contexte de la tentative de l'industrie de dépasser les limites de la loi de Moore traditionnelle, où les puces en silicium font face à des défis en matière d'énergie et de densité. Neurophos considère que l'optique (utilisation de la lumière plutôt que des électrons) pourrait représenter une avancée majeure dans le calcul de l'intelligence artificielle, en particulier dans l'inférence qui consomme d'énormes ressources dans les centres de données.
Remarque : ces informations sont basées sur l'annonce de la startup, et n'ont pas encore été vérifiées de manière indépendante. Les développements dans le domaine des puces optiques en sont encore à leurs débuts et pourraient prendre des années pour atteindre une production commerciale à grande échelle.