🌍 INDEPENDANCE OU ILLUSION ? L'Europe parie sur le vent en mer du Nord tandis que le gaz des États-Unis bat des records.

Lors du Sommet de la mer du Nord 2026, les dirigeants de dix nations européennes ont signé la "Déclaration de Hambourg", un plan ambitieux pour installer 100 GW d'énergie éolienne marine. Ce projet vise à renforcer la sécurité énergétique de la région et à réduire la vulnérabilité face à des acteurs externes grâce à la création d'un réseau de parcs transfrontaliers et de câbles sous-marins à haute tension. Cependant, cette quête d'autonomie se heurte à une réalité économique écrasante : la dépendance au GNL américain atteindra un record historique de 185 000 millions de mètres cubes cette année, mettant en évidence que la transition loin des gazoducs russes a laissé l'UE liée aux approvisionnements du Texas.

La tension politique s'est intensifiée après les critiques de Donald Trump, qui a qualifié de "perdants" les pays qui privilégient l'énergie éolienne par rapport aux combustibles fossiles. Alors que Bruxelles tente de vendre l'idée d'une Europe verte et souveraine, les négociations avec Washington pour réguler les prix et les volumes de gaz sont au point mort. La Maison Blanche montre peu d'intérêt pour des accords à long terme, maintenant les alliés européens dans une position d'incertitude et soumis à la volatilité d'un marché que les États-Unis dominent d'une main de fer.

En définitive, la stratégie de l'UE navigue entre contradictions : d'un côté, elle projette d'atteindre 300 GW d'énergie éolienne d'ici 2050 comme voie de sortie, mais de l'autre, le flux de navires méthaniers américains ne cesse de croître. Cette "double face" énergétique révèle que, malgré les efforts pour construire une infrastructure renouvelable propre, l'Europe reste stratégiquement dépendante de la volonté politique de Washington pour maintenir en activité son industrie et ses foyers à court et moyen terme. $SOL