Binance accusé par le Wall Street Journal d’avoir aidé l’Iran à contourner les sanctions, la plateforme saisit la justice
Selon plusieurs articles publiés le 23 février et ce mercredi, le Wall Street Journal affirme que des flux financiers ayant transité par la plateforme Binance pourraient être liés à des groupes armés proches de l’Iran, notamment les rebelles Houthis au Yémen.
En s’appuyant sur des documents internes et des sources proches du dossier, le journal évoque l’existence de plus d’un milliard de dollars de transactions suspectes qui auraient circulé via la plateforme. Ces révélations auraient attiré l’attention des autorités américaines.
Le Département de la Justice (DOJ) aurait ainsi lancé une enquête afin de déterminer si Binance, certains de ses utilisateurs ou des intermédiaires tiers auraient pu faciliter ces flux financiers. L’objectif de l’enquête serait d’évaluer dans quelle mesure ces transactions auraient pu permettre à des entités iraniennes de contourner les sanctions internationales imposées par les États-Unis.
Face à ces accusations, Binance conteste les affirmations du Wall Street Journal. L’exchange estime que les informations publiées par le journal reposent sur des interprétations erronées et porteraient atteinte à sa réputation. L’entreprise affirme également que ces articles auraient contribué à déclencher des enquêtes gouvernementales injustifiées.
Pour cette raison, Binance a annoncé avoir déposé une plainte contre le média pour diffamation. La plateforme explique vouloir corriger les informations publiées et défendre la confiance de ses utilisateurs et partenaires. Dans un communiqué, Binance met également en avant les efforts réalisés ces dernières années pour renforcer son programme de conformité.