Dans un développement notable, les États-Unis ont permis à la Russie de vendre du pétrole à l'Inde dans un effort visant à maintenir la stabilité de l'économie mondiale. $SIGN $HUMA
Le département du Trésor américain a délivré une licence de 30 jours permettant l'écoulement du pétrole russe vers l'Inde, à un moment où le détroit d'Hormuz est encore affecté par le blocus de l'Iran qui entrave le mouvement des approvisionnements.
Le secrétaire au Trésor, Yellen, a qualifié cette décision de mesure temporaire concernant les cargaisons de pétrole “déjà en mer.”
La licence expire le 4 avril, ce qui pourrait refléter la durée pendant laquelle Washington s'attend à ce que ce conflit dure.
Dans le même temps, des rapports indiquent que la Chine mène des négociations directes avec Téhéran pour permettre aux pétroliers chinois et aux navires de gaz naturel liquéfié qataris de passer en toute sécurité par le détroit.
L'Arabie Saoudite pourrait également être en mesure de rediriger jusqu'à 7 millions de barils par jour via le pipeline Est-Ouest, contournant complètement le détroit d'Hormuz.
L'ironie est évidente :
Il y a quelques mois, Trump a imposé des droits de douane sur l'Inde pour la punir d'acheter du pétrole russe.
Et maintenant, le gouvernement américain lui accorde une licence officielle pour faire la même chose, car la crise énergétique engendrée par la guerre a contraint Washington à cela.
Finalement, il semble que Poutine pourrait être le plus grand bénéficiaire d'une guerre à laquelle il n'a fondamentalement pas participé.
Quant à l'influence de l'Iran sur les prix mondiaux du pétrole, elle a considérablement diminué — sans que Moscou n'y consacre d'efforts notables
