JPMorgan a fait une déclaration remarquée : un dollar américain plus faible ne devrait pas nuire au marché boursier. Au début, cela peut sembler surprenant. Beaucoup de gens associent automatiquement une monnaie en baisse à une faiblesse économique ou à une instabilité. Mais la situation est rarement aussi simple.
Un dollar en déclin ne signifie pas automatiquement des problèmes pour l'économie globale. En fait, pour de nombreuses grandes entreprises américaines, en particulier celles qui opèrent à l'international, un dollar plus faible peut en réalité être bénéfique. Lorsque les sociétés américaines génèrent des revenus à l'étranger, ces gains étrangers sont convertis en dollars. Si le dollar est plus faible, ces gains se traduisent par des revenus déclarés plus élevés en termes de dollars. Cela peut augmenter les bénéfices des entreprises sans aucune augmentation du volume des ventes.
La clé ici est le contexte. Les mouvements de la monnaie n'existent pas dans un vide. Si le dollar s'affaiblit parce que l'inflation diminue et que des baisses de taux d'intérêt sont attendues, les marchés peuvent interpréter cela comme un développement positif. Des taux d'intérêt plus bas réduisent généralement les coûts d'emprunt, encouragent l'investissement des entreprises et augmentent la liquidité dans le système financier. Tous ces facteurs peuvent soutenir les prix des actions.
L'histoire montre également que la relation entre le dollar et les actions n'est pas toujours simple. Il y a des périodes où les deux montent ensemble, et d'autres fois où ils se déplacent dans des directions opposées. La vraie question n'est pas simplement de savoir si le dollar monte ou descend, mais pourquoi il se déplace.
Si le dollar s'affaiblit en raison d'une crise économique ou d'une perte de confiance, c'est un signal négatif. Mais s'il décline parce que la politique monétaire évolue vers un assouplissement tout en maintenant une croissance stable, cela peut créer un contexte favorable pour les actions. La perspective de JPMorgan suggère que la faiblesse actuelle du dollar ne pointe pas vers un risque systémique. Au lieu de cela, cela peut refléter des changements dans les attentes politiques et des ajustements normaux dans les flux de capitaux mondiaux.
Pour les investisseurs, la leçon est claire : éviter de réagir aux gros titres de manière isolée. Considérez la situation plus large des conditions de liquidité, des bénéfices des entreprises, des taux d'intérêt et de la demande mondiale. Un dollar plus faible en soi ne signifie pas automatiquement des actions plus faibles. Les marchés réagissent aux flux de capitaux et aux incitations, pas seulement aux fluctuations monétaires.
