Les stablecoins gouvernementaux sont des CBDC (monnaies numériques de banque centrale). Une forme numérique de la monnaie nationale, émise non pas par un génie de startup en herbe, mais par une banque centrale tout à fait officielle.

Soyons honnêtes : ce n'est pas une cryptomonnaie. Ce sont juste des petits sous, mais sur la blockchain, si l'on peut appeler « blockchain » une base de données centralisée.

C'est-à-dire :

  • aucune décentralisation ;

  • aucune liberté ;

  • contrôle total de l'État (et qui aurait pensé qu'ils renonceraient?).

Pourquoi les États ont-ils besoin d'un tel cirque ?

Les raisons sont nobles - transparence, innovations, transactions rapides.

Les raisons sont réelles - contrôle total, surveillance et possibilité de « couper » les fonds si quelqu'un n'est pas très obéissant.

Oui, ça sonne romantique.

Exemples de stablecoins gouvernementaux (et ce qui ne va pas avec)

1. Banque centrale des Bahamas - Sand Dollar

Pionniers de la monnaie numérique parmi les États.

La pensée est bonne : accessibilité des services financiers sur les îles.

Réalité : technologiquement pas mal, mais il n'y a pas eu de révolution mondiale - le monde ne s'est pas précipité pour acheter des « dollars de sable ».

2. Banque centrale du Nigeria - eNaira

Ambition : « oh, nous serons les premiers en Afrique et nous devancerons tout le monde ».

Problème : les gens ne l'ont pas vraiment apprécié. En effet, pourquoi une version numérique de la monnaie nationale, qui n'est pas très stable ?

3. Banque Populaire de Chine - yuan numérique (e-CNY)

L'expérience la plus vaste. La Chine vise un contrôle total sur les flux financiers, et le yuan numérique est un simple cadeau pour l'État.

Pour les utilisateurs - un peu moins de liberté, un peu plus de surveillance. Classique.

KGST - le « stablecoin national » kirghize

c'est une monnaie numérique stable, liée 1:1 à la monnaie nationale - le som kirghize (KGS). En d'autres termes, ce n'est pas l'imagination d'un trader, mais un projet porté par l'État kirghize - bien qu'en très étroite collaboration avec de grands acteurs de l'industrie crypto.

Alors, en ont-ils besoin dans le monde ?

Cela dépend. Si le rêve est un portefeuille numérique totalement contrôlé, alors oui, c'est l'option idéale.

Si vous voulez la liberté financière - eh bien... les stablecoins gouvernementaux vont décevoir.

Mais en tant qu'outil de modernisation du système bancaire - ils changent déjà la donne : transactions moins chères, argent programmable, intégration avec les services publics.

En fait, la liberté là-bas est comme l'anonymat sur Instagram.

Conclusion

Les stablecoins gouvernementaux sont une sorte de compromis entre la crypto et la bureaucratie.

Les gouvernements veulent être à la mode, mais en même temps, ne pas lâcher le contrôle.

Ainsi, il ne s'est pas agi d'une révolution, mais d'une version numérique du même vieux monde. Pratique ? Peut-être. Innovante ? En partie.

Liberté ? Oui, bien sûr.

#Stablecoins @Binance CIS $KGST